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Urticaire

Le mot « urticaire », par analogie avec les lésions dues à l’ortie, a été introduit en 1769 par William Cullen.
Il s’agit d’une réaction inflammatoire de la peau qui s’accompagne de fortes démangeaisons.
L’urticaire est en fait une réaction d’hypersensibilité : une réaction d’un organisme présentant des manifestations anormales (pathologiques) lors de la rencontre entre un antigène et un anticorps.

C’est une maladie bénigne. Sauf si elle apparaît sur la bouche ou sur la langue ou s’il s’agit d’une forme spéciale d’urticaire :  œdème de Quincke (voir plus bas). Car l’inflammation peut engendrer le gonflement des tissus. Dans ces cas-là, il faut impérativement consulter un médecin, et sans délai.

Il s’agit est une affection très fréquente puisque 15 à 20 % de la population est confronté un jour à cette maladie.

Reconnaitre une urticaire

urticaireIl s’agit d’une lésion de la peau constituée de petites papules (légères surélévations de la peau) érythémateuses (de coloration rose tirant sur le rouge). Le centre de ces « boutons » est blanc et  les contours sont nets. L’urticaire peut se manifester sous la forme de plaques roses qui démangent, voyagent, disparaissent et reviennent.
Il est possible que cela provoque des oedèmes, notamment des lèvres et paupières, avec une sensation de chaleur et picotements.
En caricaturant nous pourrions dire que l’urticaire ressemble à des piqûres d’orties : c’est rouge, c’est gonflé et ça gratte !

Qu’appelle t’on urticaire géant ?

Elle est géante, tout simplement lorsqu’elle touche tout le corps ou presque.

La classification des urticaires

La classification distingue trois types d’urticaires : spontanées, physiques et « autres ». Les urticaires physiques sont composées de plusieurs sous-types : le dermographisme et les urticaires de contact au froid, au chaud, retardée à la pression, solaire, vibratoire, aquagénique et cholinergique (liée à l’effort, aux émotions). Ces différentes formes peuvent s’associer ou se succéder chez la même personne.
Les urticaires physique sont donc dues à des facteurs extérieurs et durent seulement une heure ou deux. Ce ne sont donc pas des urticaires allergiques. Une urticaire physique peut être à l’origine d’une urticaire chronique.

L’urticaire aiguë

Il s’agit d’une pathologie relativement fréquente chez les enfants, et constitue environ 16 % des consultations dermatologiques au service d’urgences pédiatriques.
La crise isolée d’urticaire ou urticaire aiguë, qui disparait souvent spontanément (dans les 24 à 48 heures) est le plus souvent d’origine allergique. Dans la majorité des cas, la crise survient quelques minutes ou quelques heures après avoir été en contact avec l’agent déclencheur, comme un médicament (analgésiques : antidouleurs, anti-inflammatoires, aspirine, etc…), un aliment (fraises, condiment, poissons, crustacés, etc…), ou bien une piqure d’hyménoptère (guêpes, abeilles, frelons…). Les boutons sont de tailles variables et réparties sans ordre sur le corps.
Certaines maladies infectieuses (hépatite virale, maladies parasitaires, mononucléose infectieuse, etc…) se déclarent quelquefois par une urticaire lors de l’apparition des premiers symptômes.

L’urticaire chronique

urticaire-torse-ventreA la différence à la crise aiguë, l’urticaire chronique à la particularité de durer longtemps (de 3 à 6 semaines). Lorsqu’un patient est touché par ce type d’urticaire, une enquête détaillée est nécessaire ainsi qu’un bilan complet. Notons que ce bilan n’aboutit à la découverte d’une cause que dans 20 à 30% des cas. Elle est plus fréquente chez l’adulte, plus particulièrement les femmes aux alentours de 30 à 40 ans. Une urticaire chronique peut correspondre à la succession d’urticaires aiguës. L’urticaire spontanée chronique reste une énigme pour les spécialistes.

Les traitements de l’urticaire

Le traitement classique est basé sur l’utilisation des antihistaminiques de seconde génération, des antileucotriènes et éventuellement des corticoïdes.
En cas d’urticaire idiopathique chronique résistante et peut-être auto-immune, la ciclosporine orale est récemment proposée, y compris chez l’enfant (3 mg/kg/jour). Evidemment, ces situations restent exceptionnelles et sous surveillance générale et rénale prudente.

L’œdème de Quincke

L’œdème de Quincke est une forme d’urticaire grave. La particularité de ce type d’urticaire est que l’éruption se situe sous la peau, l’œdème est blanc et sans démangeaison. Le danger de l’œdème de Quincke est sa localisation au larynx (situé à la partie antérieure du cou) : il y a alors risque d’étouffement.