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L’urticaire cholinergique

L’urticaire cholinergique

L’urticaire cholinergique représente 10% des urticaires physiques, elle concerne le plus souvent l’adulte jeune.
Le déclenchement des crises d’urticaire cholinergique est le plus souvent lié à un exercice physique avec sudation, parfois une hyperthermie « passive », un stress émotionnel, un stimulus digestif (repas chaud ou épicé, nausées). L’urticaire cholinergique apparait en règle en moins de 10 minutes, et disparaît en 30 minutes à plus d’une heure.
La lésion élémentaire urticarienne typique est de petite taille au niveau du tronc et les membres. Des signes généraux sont parfois associés (malaise, flush, asthme). urticaire cholinergique Diagnostics différentiels : urticaire solaire, aquagénique, anaphylaxie d’effort (co-facteur alimentaire, par exemple aux céréales), adrénergique (anneau de vasoconstriction, stress déclenchant). Si les données de l’interrogatoire ou la présentation clinique sont atypiques, des tests de déclenchement physique permettent de reproduire les lésions : exercice actif, séjour en chambre chaude, bain chaud (40 à 42°C pendant 10 à 15 min.) etc.

Evolution naturelle : L’urticaire cholinergique dure plusieurs années, s’améliore progressivement, une rémission totale peut être obtenue.

Traitement : l’indication thérapeutique dépend de la motivation du patient, proportionnelle à la gène ressentie lors des poussées et de leur fréquence. Certains patients réglent leur activité physique ou leur couverture vestimentaire de façon à minimiser l’intensité des crises, d’autres ne déclenchent que pour des activités physiques exceptionnelles. On peut envisager un traitement séquentiel « au coup par coup », pris en prévision d’une activité physique particulière, ou bien un traitement préventif en continu.

Molécules actives : cétirizine DCI 20 mg/j, ou hydroxyzine DCI en première intention. Plus rarement : kétotifène DCI, anti-H1+anti-H2, bétabloquant, exceptionnellement danazol DC